Sophie Millot, Autrice, metteuse en scène et comédienne

"Un texte, un sens, un partage. Des émotions, de la réflexion. Le bonheur !"

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Après une formation et des premières expériences en tant que comédienne, le passage à la mise en scène m'a permis le choix des propos. Mes thématiques tournent résolument autour des femmes, et de leurs rapports avec les hommes. Mon premier spectacle "Le baiser de la veuve" d'Israël Horovitz interrogeait la violence particulière du viol collectif et celle de la violence en général dans les rapports humains. Le deuxième, de Dario Fo et Franca Rame "Un peu de sexe ? Merci, juste pour vous être agréable!" pronait la connaissance de son corps et une sexualité respectueuse de soi et de l'autre. Ce dernier spectacle s'attaque aux racines des rapports entre les sexes pour un propos résolument anti-sexiste.

Originaire du Gard, où j'ai démarré au TEG sous la direction de Mrs Claude Dagues et Guy Vassal, je suis ensuite partie faire mes armes à Paris, à l'école des Enfants Terribles, dirigée par Mr Jean-Bernard Feitussi, dans le 20e (alors), années denses et riches suivies d'expériences diverses pendant plus de 10 ans.

Je suis revenue dans le Gard, à la Grand Combe, où j'ai trouvé un lieu de vie assez grand pour mes activités. J'ai monté depuis de nombreux spectacles pour des adultes, des enfants, et des ados, avec différents partenaires (associations, médiathèques, centres sociaux, écoles et collèges) dans le Gard et en Ile de France. J'ai également construit des spectacles, de l'écriture au jeu, avec des enfants et des ados.

Aux élections municipales de 2014, je me suis engagée politiquement et ai été pendant 6 ans conseillère municipale & adjointe au maire à l'Education dans la commune où je vis. Nous avions mis en place une action visant à donner plus de noms de femmes aux rues et espaces de notre ville. Actuellement, dans la plupart des villes, seul 2% de noms de rues et autres espaces publics sont des noms de personnalités féminines... à l'image d'une société longtemps tenue par les hommes pour les hommes. La représentativité est un symbole important et une réalité qui permet aussi aux femmes de se projeter dans la cité, et en ambition . Ainsi, après des concertations publiques menées sur plusieurs années, nous avons inauguré les rues Marie Curie, Louise Michel, Anne Franck, Eloise Larribe (poétesse locale), le pont Lucie Aubrac, et la place Angela Davis. Je n'ai pas renouvelé mon engagement difficilement conciliable avec mes activités en terne de temps. Mais l'action continue, Frida Kalho est la personnalité qui a été choisi en 2021.

Je suis également plasticienne-colleuse sous le nom de Phosi. (www.phosi.net)