L'écriture
55 minutes dans la tête d'une femme

Dès le départ, je n'avais pas envie d'un montage à partir d'écrits. Je sentais que cela allait devoir être beaucoup plus personnel.

La découverte de Franck Lepage, et de ses conférences gesticulées (que je vous recommande tant elles sont savoureuses et pertinentes) a été un déclic. C'était la forme, l'esprit que je souhaitais. Un mélange de vécu chaud (personnel) et de vécu froid (histoire collective). J'ai d'ailleurs pris contact avec la scop le Pavé à l'époque pour me renseigner. Mais l'écriture était collective. Ce que je ne souhaitais pas. Le terme "conférence-théâtralisée" est un clin d'oeil à leur travail, dont je me suis inspirée.

Je remercie aussi Philippe Salazar, alors directeur du centre social de la Grand Combe d'une discussion m'ayant ouvert le point d'entrée du travail d'écriture. Mon âge ! C'est un sacré coup de bol d'être née en 1974 ! Parce que la majorité des avancées se sont faites en même temps que j'ai grandi. Cela les met en relief, les rend trés concrètes. Surtout pour les jeunes générations.

Pas de moralisation ! Le ton adopté est aussi humoristique.
Personnellement, je reçois mieux les choses quand elles ne sont ni moralisatrices, ni agressives. C'était ma ligne de conduite dans l'écriture du spectacle. Le passé est le passé; Autant se détendre et aborder tout ça avec humour

Le spectacle retrace mon parcours : j'explique l'injustice, je raconte le pourquoi de l'envie de comprendre, puis j'explore le passé, j'arrive aux bilans, aux questionnements, au présent et j'interroge bien évidemment demain..

Les deux dernières pages du spectacle sont évolutives, liées à l'actualité.