Sur scène
55 minutes dans la tête d'une femme

Le choix de la légéreté et de l'adaptabilité !

Cette conférence est pensée pour s'adapter à tous les lieux, équipé ou non, avec un grand espace de jeu ou pas. J'ai opté pour trois espaces distincts pour donner vie à mon propos et le rendre dynamique :

A cour, L'espace de la conférencière : le pupitre. A mes côtés, un poupon grossièrement grimé en fille, face public, présent tout du long.

Au centre de la conférence comme de la scène : sur un chevalet, un tableau blanc d'école. Je tiens d'ailleurs l'idée d'une enseignante. Sur le tableau aimanté, apparait petit à petit l'histoire d'une exploitation, et de ses libérations. Il y a aussi une petite table où sont posés mes accessoires pour raconter l'histoire.

A jardin, un bac noir sur un tabouret, dans lequel se trouvent tee-shits, jupes et chemises sur lesquels j'ai dessiné les personnalités que j'évoque en cours de spectacle : Françoise Héritier, Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, Lucien Neuwirth, Simone Veil, Yvette Roudy, Virginie Despentes et Gisèle Halimi.

Les trucs de femmes même si c'est éminement public et politique et concernent aussi les hommes sont souvent considérés comme des trucs de femmes. J'ai donc joué avec cette idée : laver son linge "sale" en public, utilisant et détournant ainsi un des stéréotypes des lieux de vies attribués aux femmes.

La théâtralité intervient davantage dans la mise en vie de cette conférence, et de cette conférencière, tour à tour joueuse, en colère, dubitative, inquiète, incisive, batailleuse et positive.